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En 3 ans, 10% moins de voitures de société en région bruxelloise ; 11% de plus en Wallonie

13/09/2022 - Publié par : FiduPress < Retour En 3 ans, 10% moins de voitures de société en région bruxelloise ; 11% de plus en Wallonie

La Flandre consolide sa position de région avec le plus de voitures de société

  • La part des salariés disposant d’une voiture de société a augmenté de 7% depuis début 2019 pour atteindre 25% en milieu de cette année. La Flandre et la Wallonie sont les régions qui ont connu les plus grandes augmentations (+10,7% et +10,9%) pour atteindre des parts de 27,3% et 20,4%. Cette situation contraste avec celle de Bruxelles, où la part des travailleurs disposant d’une voiture de société est passée de 25% à 22,4% (-10,5%) 
  • Au milieu de l'année 2022, la proportion de voitures de société à moteur thermique classique a chuté de 9% pour atteindre 89,1%. En effet, au début de l'année 2019, cette proportion était encore de 97,9%
  • La proportion de voitures hybrides dans le parc automobile des entreprises était quatre fois plus élevée à la mi-2022 qu'au début de 2019 et atteignait 8,4%. La part des voitures électriques s'élevait à 2,5 %. La Région de Bruxelles-Capitale est en tête pour les voitures de société électriques avec 3,8%, suivie de la Flandre (2,5%) et de la Wallonie (1,6%)

Bruxelles, le 7 septembre 2022 - La part des travailleurs sous contrat à durée indéterminée disposant d'une voiture de société a augmenté de 7% entre début 2019 et mi-2022, passant de 23,4% à 25%. La Flandre et la Wallonie ont connu les plus fortes augmentations : en Flandre, de 10,7% pour atteindre un niveau de 27,3%, et en Wallonie, de 10,9% pour atteindre une part de 20,4%. Bruxelles, en revanche, a connu une baisse de 10,5% pour atteindre une part de 22,4%. Cette enquête a été menée par Securex, partenaire en matière d'emploi et d'entrepreneuriat, qui a également étudié le verdissement du parc automobile des entreprises en Belgique. Par exemple, la part des voitures de société électriques a atteint 2,5% au cours des trois dernières années. « L’année prochaine, la voiture de société électrique pourrait percer », estime Joëlle Boutefeu, Senior HR Consultant chez Securex.

On verra des voitures de sociétés sur les routes belges pendant un certain temps encore. Le gouvernement fédéral a l'ambition de réaliser une importante transition vers plus de voitures électriques dans le parc automobile des entreprises. Ainsi, à partir de 2026, seules voitures de société de type « zéro émission » seront encore fiscalement déductibles à 100% pour les entreprises. Dans la perspective des prochaines années de transition, Securex a examiné les chiffres les plus récents sur l'évolution de la part des travailleurs disposant d'une voiture de société, les différents types de voitures de société utilisés et les différences entre les régions dans lesquelles les entreprises sont implantées.  Les travailleurs ayant un contrat à durée déterminée n'ont pas été inclus dans l’étude. Ils ne représentent que 0,4% du parc total de voitures de société en Belgique.

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Le fossé entre la Flandre et Bruxelles se creuse

Au niveau national, la part des travailleurs disposant d'une voiture de société a augmenté de 7% au cours des trois dernières années pour atteindre 25%. Les régions de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie présentent des tendances différentes. En Flandre, la part des travailleurs disposant d'une voiture de société a augmenté de 10,7% pour atteindre un niveau de 27,3%. La Wallonie affiche une augmentation similaire, de 10,9%, pour atteindre 20,4%. La région de Bruxelles-Capitale, quant à elle, a connu une baisse de 10,5 %, pour atteindre un niveau de 22,4 %. ​ 

Début 2019, la part des travailleurs disposant d'une voiture de société en Flandre (24,6%) et à Bruxelles (25%) était toujours la même. Toutefois, depuis le troisième trimestre de 2019, cette part est plus élevée en Flandre qu'à Bruxelles. Cette différence n'a cessé d'augmenter depuis lors, pour atteindre 27,3% en Flandre contre 22,4% à Bruxelles au milieu de cette année. Enfin, en Wallonie, la part des travailleurs disposant d'une voiture de société est restée constamment à un niveau inférieur au cours des trois dernières années, avec toutefois une augmentation de 10,9% entre début 2019 (18,4%) et mi-2022 (20,4%).

Joëlle Boutefeu, Senior HR Consultant chez Securex explique ces différences : « Il est clair qu'en Flandre et en Wallonie, la voiture de société reste un atout majeur pour les travailleurs. La "guerre des talents" joue sans doute un rôle à cet égard, si bien que les voitures de société sont plus souvent proposées lors des entretiens de recrutement et de carrière. Compte tenu de la rareté des profils spécifiques, le rayon de recherche géographique des candidats augmente également, une voiture de société peut les convaincre de parcourir de plus longues distances pour se rendre au travail. Le déclin des voitures de société à Bruxelles est en partie dû à l'utilisation accrue des moyens de transport alternatifs et de la mobilité partagée. Bien entendu, il existe également des facteurs dissuasifs, tels que les artères encombrées et les plans de circulation visant la diminution du nombre de voitures. »

Bruxelles est le leader électrique

Securex a également examiné le degré de verdissement du parc automobile d'entreprises en Belgique. Alors qu'au début de l'année 2019, 97,9% des voitures de société en Belgique étaient encore des voitures à moteur thermique classique, ce chiffre a chuté de 9% pour atteindre 89,1% au milieu de cette année. La Flandre a connu une baisse similaire (-8,8% pour atteindre 89,3%) au cours de la même période. La baisse a été la plus marquée à Bruxelles (-11,7%), où 85,7% des voitures de société étaient à moteur thermique classique au milieu de l'année. En Wallonie, c’était encore le cas pour 91% des voitures de société (-7,6%) à la mi-2022. ​ 

Avec les avantages fiscaux prévus pour les voitures électriques, ce segment particulier est en pleine expansion. Début 2019, la part des voitures électriques dans le parc automobile des entreprises belges était encore de 0,14%. Cette part est passée à 2,5% au milieu de cette année. Au niveau régional, c'est Bruxelles qui remporte la palme avec 3,8%, tandis que les entreprises de Flandre et de Wallonie comptent sensiblement moins de voitures de société électriques (respectivement 2,5% et 1,6%). Finalement, la part des voitures de société électriques reste limitée, et il y a encore beaucoup plus de voitures de société hybrides en circulation. Cette dernière catégorie est passée de 2% à 8,4% entre 2019 et 2022. ​ 

« En termes de verdissement, c'est Bruxelles qui obtient le moins mauvais score. Cela est probablement dû à la présence d'un plus grand nombre d'entreprises internationales qui anticipent plus rapidement les changements imminents, mais aussi tout simplement aux distances plus courtes et à la présence d'un plus grand nombre de bornes de recharge », explique Joëlle Boutefeu, Senior HR Consultant chez Securex. « 2023 pourrait être l'année de la grande percée des voitures de société électriques. Les voitures de société hybrides ont encore une longueur d'avance, mais la stimulation fiscale des bornes de recharge et la disparition progressive des déductions fiscales pour les voitures de société à moteur thermique classique vont changer la donne. »

Profil du travailleur disposant d'une voiture de société

L'étude de Securex décrit également le profil du travailleur qui dispose le plus souvent d’une voiture de société. Par exemple, les employés (37,8%) disposent beaucoup plus souvent d'une voiture de société que les ouvriers (3,5%). Dans la commission paritaire 200, qui compte plus de 400 000 employés, le plus important du pays, ce pourcentage atteint même 55,2%. Parmi les employés qui ne relèvent pas de la commission paritaire 200, un sur quatre (25,2%) dispose d'une voiture de société.

Avec 29,9%, la part des travailleurs disposant d'une voiture de société est la plus élevée dans les PME de 50 à 99 travailleurs. Dans les entreprises plus grandes comptant au moins 100 travailleurs, 28,2 % de ces travailleurs utilisent une voiture de société ; dans celles comptant moins de 50 travailleurs, la part est de 21,4 %.

Mais ce sont les petites entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats en matière de verdissement de leur parc automobile. Dans les petites entreprises de moins de 50 travailleurs, 10,5% des voitures de société sont hybrides et 2,7% électriques. Dans les PME de 50 à 99 travailleurs, 8,4% des voitures de sociétés sont hybrides, et 2% sont électriques. Les entreprises plus grandes comptant au moins 100 travailleurs sont confrontées au plus grand défi : elles disposent de 6,3 % de voitures de société hybrides et de 2,5 % de voitures électriques. 

Joëlle Boutefeu, Senior HR consultant chez Securex, conseille aux entreprises de se préparer à temps à l'électrification de la flotte de voitures de société qui aura lieu dans les années à venir: « Le passage concret à une flotte de voitures de société aussi électrique que possible est un processus qui demande du temps. Les entreprises doivent proposer une alternative à la carte essence, revoir les budgets, et informer les travailleurs sur les bornes de recharge à domicile et les dispositions transitoires. De plus, les périodes de leasing des voitures de société actuelles doivent d’abord expirer, les délais de livraison des nouvelles voitures de société sont de plus en plus longs, et des bornes de recharge en suffisance doivent être installées sur le lieu de travail. Nous conseillons donc aux employeurs d'agir le plus rapidement possible, par exemple en investissant dès maintenant dans les bornes de recharge nécessaires. Pensez par exemple aux bornes de recharge accessibles au public, surtout maintenant qu'elles sont encore fiscalement déductibles à 200 % en 2022. Après, les avantages fiscaux diminueront. »


A propos de la recherche 

Les travailleurs ayant un contrat à durée déterminée ne représentent que 0,4% du parc total de voitures de société en Belgique. Ils n'ont pas été inclus dans cette étude, qui porte sur les travailleurs ayant un contrat à durée indéterminée. ​ 

L'échantillon de cette étude se compose de 9 648 entreprises et 39 378 travailleurs du secteur privé belge et se base sur les données du portefeuille clients de Securex, qui compte plus de 290 000 travailleurs. L'échantillon est représentatif du marché belge en termes de sexe, d'âge, de région et de régime de travail. Nous utilisons un facteur de pondération pour la taille de l'entreprise. Les ouvriers sont légèrement sous-représentés, mais cela n'a aucune incidence sur les chiffres de l'évolution ou sur ceux de l'électrification du parc automobile.

Nous avons exclu les groupes de travailleurs suivants : les intérimaires, les étudiants saisonniers, les indépendants et les (pré)retraités. Veuillez noter que les travailleurs du secteur public ne font de toute façon pas partie de l'échantillon. Enfin, les entreprises de plus de 1 000 travailleurs ont été exclues de l'échantillon. ​ 

Les voitures de société dotées d'un moteur thermique classique comprennent les voitures fonctionnant au diesel, à l'essence, au GPL et les modèles de voitures hybrides rechargeables. L'administration fiscale belge considère les véhicules hybrides rechargeables comme de "faux hybrides", car leur batterie n'a pas une capacité énergétique suffisante. ​ 

Steven De Vliegher PR Specialist

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